LE SILENCE

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LE SILENCE

Mensaje  juanto el 23.01.14 19:21

Le Silence
 Une douce illusion, qui n'est qu'un vacarme constant.
"Dime de lo que presumes y te diré lo que te falta." = "Dis moi de quoi tu te vantes et je te dirai ce qui te manque."
A première vue le Silence est facile à trouver dans n'importe quel livre. Il suffit de commencer à lire pour que celui-ci se fasse par lui-même.
 Le silence bien qu'il soit le même pour tout le monde, existe de différentes façons et pour plusieurs raisons. C'est ainsi que le silence qui se fait devant l'étonnement n'est pas le même que celui qui se fait devant la tristesse ou devant quelqu'un dépourvu de lumières.
 Il est à respecter comme dans toutes cérémonies, pour donner l'importance et la hauteur solennelle à celui qui aura la parole. En rompant le silence, l'orateur ouvre l'âme et ses mots se gravent plus profondément. On dit en français que l'on boit les mots, et bien le respect du Silence du groupe aide à cela.
Un jour je devais être au calme pour faire un travail mais ce ne fut pas le cas, il y eut différents bruits de pas, de porte, de voix, mais ce n'était pas grave, en général si l'ont doit se concentrer, une fois que les bruits sont reconnus, on n'y prête plus attention.
 Dans ce premier degré de Silence Extérieur, une fois concentré l'ouie comme la vision se réduit, qui n'a pas dit une fois dans sa vie, "excuse moi je ne t'avais pas vu" ou bien "je ne t'ai pas entendu"
 Concentré, on entre dans un état second où le silence n'est qu'illusion puisque tout continue à tourner autour de soi. Silence devant les objets et les questions qui m'étaient proposées. Silence devant l'imagination débordante qui me faisait voyager du sourire à la profondeur de la peur.
 Ce Silence ressemblait à celui que j'ai toujours eu devant les questionnements de ma vie. Mais se poser des questions est déjà rompre le Silence. Cependant je connais ce Silence sans questions qui fait oublier le monde extérieur pour entrer en soi. Je l'ai pratiqué et il est imperméable au monde extérieur, donc peu approprié à celui que l'on doit observer ici.
 Certains lieux imposent le Silence de la concentration. Mais seul l'introspection mène à une réflexion bien particulière qui se fait dans un silence que seule la recherche intérieure provoque. Isolé, propice à la solitude le moi reste seul devant la justice aveugle qui n'oublie pas de trancher.
 Dans le calme, le moindre détail de l'être est disséqué. La clairvoyance est peu clémente.
 Ici il n'y pas de parole en l'air. Chaque mot, chaque lettre est posée au bon endroit. Il n'y a pas de pause pour l'esprit. Le silence superficiel du repos ne dure qu'une seconde. Il y a tant à savoir que même, l'esprit, l'âme et le corps en pleine réception n'ont pas le pouvoir de tout assimiler. Le conscient est insuffisant, l'inconscient est au travail.
 Alors je pense "Heureux sont les simples d'esprit car le royaume de cieux leur appartient !
 En attendant je suis sur Terre et ce qui m'a uni aux autres est le Christ. Certaines lectures me laissent dans un Silence heureux et respectable. Elles confirment la quête de mon Graal : Ne jamais se contenter de l'écorce et toujours aller au fond des choses.
 Pour pouvoir réaliser cela, la recherche doit être complète. Je vais partout, même si cela semble désordonné, je sais que mon esprit remettra tout en ordre, en m'éclairant aussi des opinions différentes. Savoir cela crée une belle satisfaction, un beau Silence.
 On ne fait jamais assez confiance en soi et aux pouvoirs qui nous on été donnés.
 Une chose pourrait venir rompre cet équilibre, c'est la sensualité de mes actes et l'incompréhension du plaisir que j'ai à faire plaisir aux autres. Je fais aux autres ce que j'aimerai que l'on me fasse.
Comment puis-je demander de la gentillesse si je ne la pratique pas?
  Je me suis piqué plus d'une fois aux roses de l'insolence en Silence, j'ai toujours répondu par la gentillesse.
Ne pratiquant pas le culte de la personnalité, je n'use et n'utilise pas ce Silence orgueilleux qui pourrait me rendre fier de connaître untel. Je suis très heureux de ne pas retenir les noms, et je crois aujourd'hui que c'est une protection face à un monde hypocrite.
 Cependant je suis assez heureux du silence dans lequel plonge les interrogations, et de voir qu'en principe l'Homme est bon puisqu'il essaye souvent de ne pas mettre mal à l'aise.
 Je peux dire que c'est bien par le biais de la Chrétienté que je suis sur ce chemin invisible et silencieux de la vie. Un autre beau silence, bien plus secret par les Évangiles que j'ai souvent lus. Aujourd'hui je me sens prêt mais j'ai tout mon temps pour recevoir les divers symboles de la vie.
 Parfois en réunion, dans de respectables Silences, même les regards et les sourires font du bruit. Ils applaudissent mon cœur, et sans artifices, j'en reçois le plus beau cadeau : ressentir l'amitié.
 C'est bien dans le Silence que nous progressons dans les devoirs religieux, moraux ou sociaux. C'est donc dans cette quête de soi, propre et personnelle que l'on se forme et fortifie. En la pratiquant tous les jours, par des pensées, paroles et actes, nous illuminons les personnes qui nous accompagnent et nous adoucissons les rapports avec les autres.
 L'amour devient palpable. Je suis heureux et cela se voit, pas besoin de mots.
 J'espère ne jamais déplaire à mes amis, mon cœur ne s'est jamais habitué à subir le Silence de l'oubli, que se soit par tristesse, indifférence ou déception. Je prie le Seigneur pour que sa lumière guide toujours mes pas. Comment dire autrement que si l'on est bien avec les personnes qui nous entourent, on peut mieux regarder son intérieur, puisque son contraire est vrai.
 Il existe parfois ces inoubliables regards de gentillesse, faisant ressurgir du fond des temps les premiers pas, les souvenir d'avoir pris le même chemin, dans un doux silence mélancolique.
 Et les regards qui traduisaient des ordres, comme : écoute, regarde, apprend, concentre toi… où le silence est aussi une claque : "tais-toi !", "Ne pense pas ! Et "Observe !".
 Le silence est parfois aussi précis que la disposition des notes de musique. Le silence est un outil de compréhension.
 En fait, même l'écriture sans lecture à haute voix est capable de déchirer le silence par le soupir de l'incompréhension, comme certaines inscriptions : Et tenebrae eam non comprehenderunt qui une fois comprise fait resurgir St Jean, puis plus tard nous parle inconsciemment.
 Je croyais à un moment de ma vie, que Dieu m'avait abandonné, mais en fait, après ce Long Silence qui n'est qu'illusion, je peux constater qu'il a toujours été près de moi et que c'est moi qui n'ai pas su le voir et l'écouter.
 Dans ce silence impossible j'entends vos sourires et la chaleur de vos cœurs, puisse en être ainsi éternellement.

juanto
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Fecha de inscripción : 12/12/2008

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