Qu’est-ce qu’un miroir ?

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Qu’est-ce qu’un miroir ?

Mensaje  juanto el 31.10.16 13:51

Le miroir
Qu’est-ce qu’un miroir ?
 
C’est bien un objet pour parler de soi, de sa culture, de ce que l’on est.
 
Le miroir me fait penser en premier lieu à Almería, région et ville portuaire du sud-est Andalou. Terre éclairée par la lumière d’Orient. Terre de mes grands-parents, de mon père où l’ensoleillement est en moyenne de 322 jours par an.
 
Almería en arabe veut dire le miroir, baptisée ainsi par les maures puisque ces montagnes et son Alcazaba se reflètent toujours dans l’eau de la Méditerranée. Ce n’est donc pas d’hier que son ciel est limpide et son soleil éclatant. Almería, (al+meria) a donné en espagnol le verbe mirar, (regarder). Mirar que l’on retrouve  en français dans mire, miroir, mirettes. De belles mirettes, de jolis yeux, ne sont-ils pas le reflet de l’âme ?   
 
Depuis tout jeune dans ce sud, j’ai pu constater cette grande différence des plantes, des fleurs ou des objets car ils sont plus riches en détails sous une lumière éclatante, si limpide.Tout est plus clair. La réalité semble plus abrupte, plus sauvage, sans pitié, mais en même temps, les sourires, les rigolades semblent plus éclatants, plus sincères. Les détails montrent tout de suite les défauts ou les particularités, c’est peut-être aussi pour cela que les gens d’Almeria vous appellent souvent par votre surnom, qui est souvent ce détail amplifié de vous-même, et personne ne s’en offusque et chacun apprend à s’accepter comme il est.
 
Le miroir reflet de moi-même ?
 
Les phrases de Carl Gustav Jung traduisent ma pensé : « Ce n'est pas en regardant la lumière qu'on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité…»
 
Même si je n’ai jamais eu une bonne opinion du miroir, car il sert plus souvent la vanité qu’à corriger l’âme, je n’ai jamais eu peur de me regarder et de voir la réalité.Je me suis toujours vu moi-même, normal, je n’ai jamais fait très attention à ces marques, cicatrices qui m’accompagnent depuis ma tendre enfance. Au fil de ma vie j’ai appris qu’il y en a de plus profondes, invisibles aux yeux des autres et surtout à la réflexion d’un miroir.
J’ai toujours pris mon temps pour les soigner, essayant de donner des réponses à des Pourquoi ? et prenant beaucoup sur moi pour avancer. Afin de ne jamais sombrer dans le superflu, ne jamais modifier mon image, être ce que je suis et rester dans la droiture de mes idées, c'est-à-dire : être juste et bon, ne jamais faire à autrui ce que je ne veux pas que l’on me fasse, et dire ce que je pense pour toujours me reconnaître.
J’ai souvent plongé mon regard à l’intérieur du miroir, c'est-à-dire à l’intérieur de moi-même pour y chercher des réponses. « En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu'il nous voit bien différent de ce que nous croyons être. » Carl Gustav Jung.
Comme le miroir sert davantage au superficiel, par extension j’ai souvent laissé de côté tout ce qui brille, et je me suis toujours méfié des personnes trop bien habillées, et je n’ai jamais accordé de valeur à l’argent, ce que je pourrais résumer par « L’habit ne fait pas le moine, puisqu’il y cache certainement un loup … »
Ce que je vois donc avant tout, c’est bien moi-même. Après comme un rétroviseur, tout ce qui est derrière moi, tout ceux qui sont derrière moi, tout ce monde qui essaye de vivre, en essayant de garder une ligne de vie. Le miroir donne alors un certains recul, il me sert plus à me prévenir du danger que pour me regarder.
Pas facile d’être soi, de rester un être intègre, qui n’a pas peur de la lumière. Pour cela, je dois remercier toutes ces personnes rencontrées dans ma vie qui m’ont fait avancer, mes parents, ma familles, mes amis d’hier et d’aujourd’hui.
 
Comme le véritable réfléchissement de soi n’est pas l’image de ce que l’on est. « On ne peut voir la lumière sans l'ombre, on ne peut percevoir le silence sans le bruit, on ne peut atteindre la sagesse sans la folie. » Carl Gustav Jung ....Il reste en moi, ce côté brut, à la fois tendre mais imparfait, dont je ne peux me détacher. C’est lui qui me dit que je défendrai toujours le plus faible, qu’il soit proche ou pas, que je tendrai toujours la main à celui qui en à besoin, surtout s’il me le demande, je l’ai toujours fait.
 
Je sais qu’on y voit plus clair en regardant en soi, puisque «…Qui regarde l'extérieur, rêve. Qui regarde en lui-même, s'éveille. » Carl Gustav, donc, je travaille toujours et encore sur moi, pour ne pas être aveugle de mes défauts et des besoins des autres.
 
Le miroir est bien un objet pour parler de soi, de ce que nous sommes, pour mieux vivre avec les autres, laissant aux personnes égarées le piège de leur simple image.
 
JtC 31/10/16

juanto
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